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Cimetière historique

le Cimetière Saint-Roch de Valenciennes, héberge pour l’éternité les femmes et les hommes qui firent la renommée de Valenciennes et du Valenciennois

Inauguré le 26 août 1792 sur l’initiative du maire de l’époque Jean-Claude PERDRY ; le cimetière Saint-Roch, situé hors des murs de la Ville, est le premier cimetière commun de Valenciennes.

En effet, jusqu’à cette date, les Valenciennois étaient inhumés dans les cimetières attenants aux nombreuses églises de la Ville. On imagine alors sans peine quelles pouvaient être les répercussions sur l’environnement et la santé des citadins causées par ces milliers de cadavres enterrés au fil des siècles dans une ville enserrée dans ses remparts.

De vives critiques s’élevèrent, renforcées par les conclusions catastrophiques d’une étude réalisée à travers la cité entre 1778 et 1779.

Profitant également de la fermeture des églises pendant la Révolution, on interdit les inhumations en ville pour effectuer à une distance suffisante des habitations. C’est essentiellement dans un but de salubrité publique  qu’est créé ce cimetière qui doit son nom à une petite chapelle dédiée à Saint Roch, édifiée en 1019 en cet endroit au bord de l’Escaut.

Le 15 octobre 1837, une décision du Maire fractionne le cimetière en quatre divisions : Egalité, Liberté, Brutus et Sans-culottes.

Agrandi à plusieurs reprises et notamment en 1800, 1821 et 1835, il atteint les limites de Saint-Saulve en 1900 pour s’étendre aujourd’hui sur 7 hectares.

Les plaques "HODOE MIHI" et "CRAS TIBI" rappellent que ces inscriptions étaient portées sur les pilastres de l’ancienne grille, et interpellent le visiteur sur l’enseignement de la pensée de la Mort "aujourd’hui c’est mon tour", "demain ce sera le tien".

Des travaux entrepris par les Allemands au cours de la Première Guerre mondiale, pour inhumer leurs soldats, révélèrent dans la partie située près de l’entrée annexe de l’avenue Duchesnois la présence d’une nécropole antique.

Les recherches furent entreprises en 1947, sous la conduite d’Henri Guillaume, secrétaire du cercle Archéologique et Historique de Valenciennes.

Dans les sépultures mises à jour, qui dépassent la centaine, on retrouva, outre des squelettes et débris humains, une quantité importante de vases, d’objets mobiliers, de bijoux, d’armes et de pièces d’équipement qui permirent de conclure qu’on pouvait se trouver en présence d’un cimetière des époques franque et gallo-romaine.

Les tombes célèbres et les étonnants monuments funéraires rassemblés dans ce lieu paisible invitent à une promenade à travers l’histoire riche et mouvementée de notre cité.

Plus beaux cimetière de la région

Considéré comme l’un des plus beaux cimetières de la région en raison du nombre de tombes singulières qu’il compte, ce cimetière est un véritable petit Père Lachaise.

Plus que de l’art funéraire, c’est de l’art tout court, car dix-sept Grands Prix de Rome y sont enterrés.

Parmi eux, repose au cœur même du cimetière, le célèbre Jean-Baptiste Carpeaux, auteur de la sculpture représentant "la danse" sur la façade de l’Opéra Garnier à Paris mais aussi Abel de Pujol, Hernest Hiolle…

Laissez-vous guider dans ce théâtre de l’éternité où chaque tombe est une histoire dans l’Histoire.

Itinéraire des personnalités, notables, religieux et militaires (.pdf)

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Le cimetière st Roch à l'honneur

Reportage de France 3